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F1 - Williams, du plomb dans l'aileron.
11-07-2008
franck williams
Franck Williams
Williams, du plomb dans l'aileron. Des essais hivernaux prometteurs, des débuts en fanfare et puis....plus rien!  Qu'arrive-t-il à l'écurie de Sir Franck?

Il avait pourtant bien débuté ce 30ème anniversaire. Nico Rosberg avait ouvert les festivités en signant son premier podium en f1 lors de la manche inaugurale en Australie. Le débutant Kazuki Nakajima s'était joint également à la fête en terminant 7ème (6ème après le déclassement de Barrichello) au cours d'une course hécatombe. 9 points, une deuxième place provisoire au classement des constructeurs et un large sourire sur les visages de Franck Williams et Patrick Head, peut-être les derniers garants d'une certaine forme d'élégance de la f1.

L'écurie de Grove entamait ce championnat gonflée à bloc après une campagne 2007 plus qu'encourageante et des essais d'intersaison qui laissaient entrevoir un potentiel certain. Las, depuis Melbourne les FW30 n'ont inscrit que 7 maigres unités en 8 courses et Williams pointe désormais au 6ème rang dans la hiérarchie. Bien sûr le retour en force des Ferrari, insipides aux antipodes, et la montée en puissance de BMW étaient prévisibles, en revanche on ne s'attendait pas à voir Williams dominée par Toyota et Red Bull. En outre, avec 16 petits points, l'écurie anglaise ne devance Renault que d'une unité et Honda de deux.

Alors comment expliquer un tel coup d'arrêt? Tout d'abord, la FW30 n'est pas la fusée entrevue en essais privés, nouvelle preuve que les performances hivernales sont toujours à prendre avec des pincettes. Elle fut notamment totalement hors du coup en Malaisie (le nouveau bitume du tracé était alors en cause!) ainsi qu'en France. Mais incriminer la seule voiture pour expliquer les errements de Williams reviendrait à occulter la part de responsabilité des pilotes dans cette lente agonie.

Super rapide pour son premier Grand Prix à Interlagos l'année passée ainsi que durant l'intersaison, Nakajima enflamme moins les chronos cette saison mais sa régularité et son opportunisme lui permettent d'engranger des points à la moindre occasion. Tout le contraire de son équipier en somme. Auréolé d'une grosse cote après une saison 2007 remarquable, propulsé numéro 1 de l'écurie, Nico Rosberg avait démarré sur les chapeaux de roues à Melbourne. Avant de marquer le pas. Sa pointe de vitesse n'est pas remise en cause comme l'attestent ses excellentes qualif' au Canada et à Monaco mais l'Allemand a commis pas mal d'erreurs qui au final lui coûtent de gros points. Dans les rues de la Principauté, son rythme lors du week-end est impressionnant mais par deux fois il essuie son aileron avant sur la monoplace qui le précède avant de détruire sa monoplace à la piscine. A Montréal il est quatrième quand il imite son copain Hamilton et vient emboutir la McLaren du pilote britannique au feu rouge des stands. Enfin nouveau grand prix de folie en Angleterre et nouvelle moustache arrachée: il termine à la porte des points juste derrière son coéquipier. Trois grands prix où les circonstances de course furent chamboulées et où Nico est parti bêtement à la faute. A l'avenir, il lui faudra calmer ses ardeurs et retrouver la sérénité de 2007 s'il veut remporter des courses voire le championnat.

Alors que la saison 2008 vient de basculer dans sa seconde moitié, Williams peut encore se battre pour la 4ème place au championnat constructeurs mais la lutte risque d'être âpre et il faudra éviter de gâcher les occasions qui ne manqueront pas de se présenter. Il ne faudrait pas en effet que les 30 ans de Williams tournent au vinaigre. Sir Franck mérite mieux comme cadeau d'anniversaire.
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Dernière mise à jour : ( 11-07-2008 )
 
F1 - GP de Grande-Bretagne, Hamilton gagne - Analyse
08-07-2008
Hamilton
Lewis Hamilton
Décrié après deux courses médiocres, le pilote McLaren s'est sublimé pour remporter un Grand Prix de Grande-Bretagne disputé dans des conditions dantesques.


Le large sourire qu'arborait Lewis Hamilton en descendant de sa monoplace contrastait avec la moue dubitative aperçue la veille après la séance de qualification. Il avait alors terminé à une décevante 4ème place quand son coéquipier Kovalainen goûtait pour la première fois de sa carrière aux joies de la pole position. Dire que Lewis avait la pression avant le départ était un doux euphémisme. Porté aux nues après une première saison quasi-parfaite, il était désormais l'une des cibles favorites des médias britanniques, toujours prompts à brûler ceux qu'ils ont idolâtrés. En se levant le dimanche, il a du accueillir l'arrivée d'épais nuages au dessus du circuit avec soulagement.

Sur une piste détrempée, il a oublié Räikkönen et Webber au départ pour se porter à hauteur de son équipier. Ce dernier ne s'en est pas laissé compter et a fermé la porte avec autorité dans Copse. Les Flèches d'Argent se sont heurtées mais Ron Dennis en fut quitte pour un simple ulcère de l'estomac, un de plus. L'Anglais chercha l'ouverture sur Heikki 5 tours durant avant que ce dernier, en délicatesse avec sa monture, n'abdique à Stowe. La suite fut un savant mélange de brio et d'adresse mâtiné d'intelligence de course.

De nombreux pilotes étaient déjà partis à la faute quand intervint la première salve des ravitaillements. Räikkönen était entre-temps revenu à grandes enjambées sur Lewis et moins d'une seconde séparait les deux hommes. Ils observèrent ensemble leur arrêt aux stands mais optèrent pour deux stratégies différentes. Lewis monta des pneus frais tandis que Kimi conserva les mêmes gommes. La grenouille grise avait le nez creux: la pluie s'intensifia, la Ferrari but la tasse, le Finlandais perdit la bagatelle de 30 secondes (!) en quelques boucles, fin de l'histoire. Enfin presque puisqu'il restait tout de même 40 tours épiques à couvrir. Alors bien sûr Hamilton s'offrit deux excursions hors-piste mais jamais il ne dépassa la frontière ténue entre le très rapide et le grand n'importe quoi. Constamment sur le fil du rasoir, il se construit une avance colossale sans jamais lever le pied. Derrière, le chaos régnait sur la piste où d'abondantes rigoles déferlaient. Les pertes d'adhérence et les figures non imposées furent légion. Massa sortit incontestablement vainqueur de cette compétition avec pas moins de 6 arabesques et une piètre dernière place finale. Autre perdant du week-end: Robert Kubica, alors 3ème, qui perdit le contrôle de sa monoplace et fut contraint à l'abandon.

Comme souvent lors des courses à rebondissements les outsiders parvinrent à tirer leur épingle du jeu. Bien placé sur la grille, Nick Heidfeld livra une course solide pour aller cueillir une belle seconde place et redorer un blason terni par l'ombre grandissant de son ogre de coéquipier. Mais la grosse cote de ce Grand Prix, c'était bel et bien Rubens Barrichello. Toujours aussi précieux et précis sous la pluie, le Brésilien chaussa des pneus extrêmes au moment opportun et tourna alors 7 à 8 secondes plus vite que l'ensemble du plateau. Revenu des profondeurs du classement, il s'invita sur son premier podium depuis Interlagos 2004 (n'évoquons pas Indy 2005...). Sevré du nectar des champions depuis tant d'années, il aspergea de champagne son visage hilare.

Hamilton fut donc prophète en son pays, 8 ans après David Coulthard, qui a annoncé ce week-end sa future retraite, et 13 ans après Johnny Herbert, autre anglais pur sucre. Laissons les comparaisons avec Senna aux vestiaires. Silverstone 2008 n'est pas Donington 1993. Ce qui n'enlève rien au panache et au talent de Lewis du reste, impérial ce dimanche. Räikkönen et Alonso s'en tirent avec les honneurs en terminant respectivement 4ème et 6ème après avoir couru plus d'une dizaine de tours avec des pneus à l'agonie. Kovalainen hérite de la 5ème place et ne parvient toujours pas à concrétiser ses bonnes intentions du samedi en course. Trulli engrange deux unités supplémentaires qui permettent à Toyota de passer Red Bull chez les constructeurs et Nakajima ajoute un nouveau point à son compteur, désormais égal à celui de son équipier Rosberg, diablement rapide mais consommateur frénétique d'ailerons avant: un par Grand Prix depuis Monaco.

Alors que s'achève la première moitié de la saison, 3 pilotes se partagent la tête du championnat avec 48 points: Hamilton, Massa et Räikkönen. Suit à deux longueurs Robert Kubica et un peu plus loin en embuscade Nick Heidfeld. 5ème changement de leader en autant de courses, du suspense, des surprises, des coups de théâtre. Et si la f1 était définitivement redevenue intéressante?

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Dernière mise à jour : ( 08-07-2008 )
 

Flash info

Ferrari remportera  le championnat du monde ". Michael Schumacher en est certain. Le super consultant de l'équipe de Maranello prévoit un début triomphal pour la nouvelle F2008. "Kimi Raikkonen ou Felipe Masse gagnera la première course", dit le sept fois champion du monde au quotidien 'Bild '. Selon l'ex pilote Ferrari,  il est difficile de dire qui est le meilleure pilote du plateau. Mais finalement, ce sera le meilleur couple de pilote qui fera la différence. Et Ferrari a les meilleurs, conclut Schumi.
 

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