| F1 - Grand prix de Malaisie, Kimi Raikkonen sur Ferrari l'emporte |
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| Écrit par Julien Billiotte | |
| 23-03-2008 | |
![]() Kimi l'emporte en Malaisie Les inquiétudes nées de la performance des Ferrari à Melbourne, Kimi a laissé la presse en faire ses choux gras et ses petites phrases assassines. Conscient de ses erreurs, le Finlandais ne se réfugiait pas derrière une quelconque défaillance de sa machine pour expliquer sa contre-performance. Après tout ne pointait-il pas en troisième position à mi-course après un fantastique départ et une première moitié de course très solide? Alors oui Kimi a commis des erreurs en Australie comme tous les grands pilotes avant lui. Ce que savent faire ces funambules du volant, c'est réagir après pareille déconvenue. Kimi a prouvé être de ce métal là, celui des champions. Impressionnant en Q2 où il signa un chrono remarquable de 1:34:188, il connut des problèmes d'adhérence en Q3 qui l'empêcha de venir chahuter son équipier, Felipe Massa, toujours très bon sur un tour lancé. Il ne s'est guère inquiété: la première ligne toute rouge témoignait du retour en forme des bolides de Maranello. Les Ferrari furent privées de leurs plus dangereux adversaires avant même le début de la course quand les Flèches d'Argent, alors en seconde ligne, furent rétrogradées de cinq places pour avoir gêné Heidfeld et Alonso dans leur dernière tentative en qualifications. Kimi a pris un meilleur envol que Felipe et s'est porté à sa hauteur. Le Brésilien a refusé de céder et l'a quelque peu tassé. Intelligemment, le Finlandais a préféré lever le pied pour ne pas compromettre sa course et celle de Ferrari dès le premier virage. Néanmoins, le message fut clair: Massa ne jouera pas les seconds couteaux cette saison et semble prêt à tout pour faire valoir sa place au sein de l'écurie. Derrière, Heidfeld a pris un bon départ avant de se voir déporter sur la gauche par Trulli. Résultat de la manœuvre: le pilote BMW chuta à la 10ème place, Trulli la 6ème et Alonso, lui aussi à l'extérieur y laissa quelques plumes et places également. Cette cohue profita aux pilotes McLaren: Hamilton pointait déjà au 5ème rang et Kovalainen au 7ème. Héros de Melbourne au volant de la Toro Rosso, Sébastien Bourdais ne connut pas la même réussite à Sepang. Il partit en tête-à-queue et abandonna après quelques virages. Les Ferrari ne tardèrent pas à s'échapper à coup de dixièmes et de records du tour. L'écart entre les deux pilotes du Cheval Cabré ne dépassa jamais les 2'5 quand Kubica était déjà relégué à 10 secondes. Parti sur une stratégie agressive, Heidfeld piaffait derrière Alonso et Coulthard. Quand Alonso prit l'aspiration de l'Ecossais dans ligne droite ramenant aux stands, l'Allemand en fit de même et se faufila à gauche de la Red Bull. Les trois voitures arrivèrent à trois de front dans l'ultime virage du tracé et le pilote BMW profita de sa position à l'intérieur pour gagner deux places. Alonso croisa sa trajectoire pour dépasser David sur la ligne d'arrivée. La valse des ravitaillements fut ouverte par Mark Webber, alors 4ème. Le leader s'arrêta au 18ème passage et laissa le champ libre à Kimi deux tours durant. Le Finlandais accomplit deux tours rapides, observa son arrêt aux stands et ressortit devant Massa. La messe était dite. Très vite, il s'échappa et se ménagea une avance confortable de 5 secondes sur le Brésilien. Pourtant, celui-ci n'abdiqua pas. Sentant qu'une victoire de son équipier le cantonnerait au rang officieux de second pilote, Massa bomba le torse et prit tous les risques pour combler l'écart. Las, il partit à la faute dans une courbe rapide et s'enlisa dans les graviers. Deuxième résultat vierge pour Massa en autant de courses et déjà 14 points de retard sur Hamilton, 11 sur Kimi. Discret mais très régulier, Robert Kubica hérita de la seconde place tandis que la lutte faisait rage pour la dernière marche du podium entre Heikki Kovalainen et Jarno Trulli. Hamilton avait en effet chuté au 6ème rang après un arrêt au stand qui s'éternisa. Pris en étau entre Webber et Heidfeld, le pilote McLaren était en délicatesse avec ses gommes et multipliait les blocages de roues et les corrections de trajectoire. Libéré de la menace Massa, Kimi adopta un rythme moins infernal qu'en début de course sans pour autant amuser la galerie. Kubica gérait tranquillement sa course en tenant à bonne distance Kovalainen, débarrassé de Trulli après les seconds ravitaillements. Le pilote Toyota voyait fondre sur lui, Lewis Hamilton, passé devant Webber à la faveur de son arrêt aux stands. L'Australien connaissait la même fin de course épique, Fernando Alonso le harcelant pour le gain de la 7ème place. Ce fut les dernières escarmouches d'une course finalement terne qui vit Kimi Räikkönen signer la 16ème victoire de sa carrière, 5 ans après sa première, obtenue sur ce même tracé. Kubica obtient son meilleur résultat en Grand Prix depuis ses débuts et Kovalainen monte sur le podium pour la deuxième fois de sa carrière. Finalement Trulli et Webber tinrent bon et gardèrent l'avantage sur la ligne devant Hamilton, 5ème et Alonso qui décroche la dernière unité mise en jeu. Entre ces duels s'est intercalé Nick Heidfeld, auteur du meilleur tour en course dans l'avant-dernière boucle. Ferrari a donc réagi ce week-end et rappelé à tous qu'il faudrait compter sur elle cette année même si le bonheur eut été total avec un doublé qui lui tendait les bras. La Scuderia n'engrange que 10 points soit autant que McLaren et une unité de moins que BMW. L'écurie germanique signe son deuxième podium consécutif, récolte 11 unités et conforte sa seconde place au championnat constructeur. Côté pilote, Kimi rectifie le tir et a déjà effacé les deux tiers de son retard sur Hamilton (9 points avant le Grand prix, 3 après). Il occupe la seconde place en compagnie de Heidfeld et juste devant Kovalainen, de nouveau solide au volant de la Flèche d'Argent flanquée du numéro 23. Le grand perdant du week-end s'appelle donc Felipe Massa, qui, sans doute désireux de ne pas se laisser distancer d'emblée par son équipier, a sur-conduit et commis l'irréparable. Il serait bien inspiré de réitérer à Bahreïn sa performance de l'année passée, où il avait fait taire les critiques en réalisant le hat-trick. En attendant ce week-end appartenait à un seul homme: Kimi Räikkönen qui, comme Lewis la semaine passée, fut impérial et dégagea une impression de sérénité éclatante. Le duel entre Iceman et Hamilton promet de faire des étincelles. Dès la prochaine épreuve dans deux semaines dans le désert de Bahreïn? 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| Dernière mise à jour : ( 23-08-2008 ) |
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