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F1 - GP de Turquie, Victoire de Massa devant Hamilton Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Julien Billiotte   
11-05-2008
Felipe Massa
Felipe Massa
Appelez le M. Turquie! Chasse gardée du Brésilien depuis 2006, l'épreuve turque est de nouveau tombée dans l'escarcelle du pilote Ferrari.

Dommage pour Felipe Massa que toutes les épreuves du championnat du monde ne se déroulent pas sur l'autodrome d'Istanbul tant il semble à l'aise sur ce ruban d'asphalte aux dénivelés prononcés et aux grandes courbes rapides. Déplacer la manche turque au mois de mai n'aura rien changé au final pour le natif de Sao Paulo, qui retrouve sur cette piste les sensations éprouvées gamin à Interlagos, autre morceau de bravoure tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et sur lequel Felipe a usé ses fonds de combinaison.

Alors oui Massa s'est de nouveau imposé en Turquie. Après avoir de nouveau signé la pole le samedi au nez et à l'aileron des McLaren, après de nouveau avoir livré une course brillante et sans erreur. A l'extinction des feux il a pris un envol idéal, imité par tous ses petits collègues sur le bon côté de la piste. Kubica et Alonso ont gagné deux places quand Kovalainen et Räikkönen s'enlisaient et en perdaient deux. Comme souvent au premier virage, des frictions secouèrent le peloton et Giancarlo Fisichella envoyait valser Nakajima, précipitant la sortie de la voiture de sécurité. La monoplace de Kovalainen fut victime d'un débris sur la piste et força le Finlandais à livrer une course d'attente après un arrêt aux stands qui ruina tout espoir de bien figurer au classement. Räikkönen récupérait son bien au prix d'un dépassement sur Alonso tandis que devant Massa et Hamilton creusait petit à petit l'écart en se livrant une farouche bataille à coups de dixièmes.

La résistance de l'Anglais était surprenante au vu de sa performance en qualification et surtout des gommes dures qu'il chaussait alors mais l'explication vint quand il observa son premier ravitaillement au 16ème tour et ne s'immobilisa que 6 secondes. Pour la première fois de la saison, une des voitures de tête prenait le pari risqué de tenter une stratégie agressive à trois arrêts. Reparti bien plus léger que Massa, il combla l'écart avec ce dernier avant de tenter une manœuvre audacieuse au virage 12. Massa refusa d'abdiquer et tassa la McLaren avant de finalement s'incliner. Le pilote Britannique s'envola littéralement en collant 1 seconde et 3 dixièmes au Brésilien le tour suivant. Entre-temps Räikkönen avait dépossédé Kubica de la 3ème place lors de son ravitaillement. Lewis caracolait en tête avant de s'arrêter une nouvelle fois à mi-course et repartit derrière les deux pilotes Ferrari. Plus loin, Kovalainen taillait la route et nous gratifiait de belles bagarres avec Glock, Button et Piquet notamment.

La dernière salve de ravitaillements vit Hamilton récupérer la seconde place au profit de Räikkönen et Massa hériter de nouveau du commandement pour ne plus le lâcher jusqu'au drapeau à damiers. Kimi eut beau se tenir à moins d'une seconde de Lewis, il ne trouva jamais l'ouverture et se contenta de la dernière marche du podium. Derrière ce trio de tête, on retrouva Robert Kubica, décidément très en verve cette saison, Nick Heidfeld, toujours aussi discret mais précieux, Fernando Alonso qui renoua avec les points, Mark Webber, qui égalisa avec cette 7ème place son total de points de l'an passé et Nico Rosberg qui parvint à arracher la dernière unité mise en jeu.

Qu'il semble loin le temps où la place de Felipe chez Ferrari était soi-disant compromise après deux manches inaugurales décevantes. Avec deux victoires au compteur le Brésilien s'est complètement relancé dans la course au titre et occupe la deuxième place du championnat pilotes, à 7 longueurs de son coéquipier finlandais. Depuis la Malaisie, Ferrari est resplendissante et elle faillit inscrire en Turquie un troisième doublé d'affilée après ceux obtenus dans le désert de Bahreïn et à Barcelone. Avec une telle mainmise sur le championnat, la couronne mondiale pourrait se jouer entre les deux sociétaires de Maranello et il sera intéressant de voir comment leur rivalité grandissante sera gérée par l'écurie italienne. Espérons néanmoins que McLaren et BMW, un peu en retrait depuis Barcelone, s'immisce souvent dans cette lutte fratricide qui s'annonce, afin d'éviter que la saison 2008 ne vire au "un coup à toi, un coup à moi" pour Ferrari.

Le premier tiers de la saison se profile à l'horizon avec l'épreuve de Monaco dans deux semaines, tracé sur lequel Felipe n'a jamais vraiment brillé au contraire de son équipier qui adore les rues de la Principauté, à fortiori sans aide au pilotage. Oui vraiment dommage que toutes les épreuves de f1 n'ait pas lieu en Turquie pour Felipe car, aussi bien en août qu'en mai, il y règne sans partage depuis 3 ans maintenant.

Les visiteurs ont laissé 2 commentaires.
(1) Ecrit par fan d'Alonso 11-05-2008 18:15
Alonso a fait une super départ en dépassement Webber et Raikkonen et une magnifique course.
(2) Ecrit par fan de raikkonen 04-06-2008 11:02
le vrai champion est kimi
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Dernière mise à jour : ( 23-08-2008 )
 
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