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F1- GP de Monaco, victoire d'Hamilton - Analyse. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Julien Billiotte   
03-06-2008
Lewis Hamilton
Lewis Hamilton
Le nouveau prince de Monac'eau! Un brin de réussite et beaucoup de talent ont permis à Lewis Hamilton de faire coup double. Le pilote McLaren s'impose dans les rues de la Principauté et reprend les rênes du championnat.
Quand au 5ème tour de la course, la monoplace frappée du numéro 22 a viré large au virage du Bureau de Tabac, peu se seraient aventuré à miser sur une victoire du Britannique. Impair et passe en somme. Lewis avait pourtant réussi son envol, grillant la politesse à Räikkönen au virage de Ste Dévote. Il était ensuite parvenu à suivre le rythme du leader Massa et distancer le champion du monde en titre. Tout cela donc avant cette 5ème boucle où Lewis vint lécher le rail d'un peu trop près. Il ramena sa monture blessée aux stands où l'attendait déjà une nuée de mécaniciens. 16 secondes, une nouvelle roue et un plein plus tard, il repartait à l'assaut du bitume détrempé en 4ème position, un moindre mal. La chance lui sourit une première fois sous la forme de la voiture de sécurité qui entra dans la danse après que David Coulthard ait détruit sa Red Bull à Massenet avant d'être percuté par Sébastien Bourdais qui le suivait. Le Taureau qui boit la tasse. Les écarts disparurent et Hamilton se retrouva dans les échappements de Kubica, lui même derrière les deux Ferrari. Un nouveau coup du sort permit à Lewis de grappiller une place: les hommes de l'armée rouge avaient tardés à monter les pneus sur la voiture de Räikkönen avant le départ. Résultat: un drive-through pour le pilote finlandais.
Massa et Kubica s'échappèrent en menant grand train. Emporté par sa fougue, le Brésilien tira tout droit  Ste Dévote et revint sur la piste sans heurt si ce n'est celui de laisser filer la tête de la course au profit du Polonais. Hamilton naviguait à une quinzaine du duo quand celui-ci observa son premier arrêt ravitaillement. Derrière, de nombreuses escarmouches ne manquèrent pas d'animer le peloton. Rosberg essuya son museau sur la monoplace de Fernando Alonso au freinage de l’épingle lors du 1er tour et dû rentrer au stand pour le changer. Alonso partit à la faute à Massenet, puis perdit sa moustache après une tentative de dépassement improbable sur Heidfeld, à l'épingle du Loews. Timo Glock dessinait de belles arabesques sur le tarmac humide, Räikkönen et la chicane du port fut court-circuitée à de nombreuses reprises. Hamilton devançait donc Massa, qui avait repris son bien par rapport à Kubica la faveur des arrêts aux stands.
    A cet instant, Lewis haussa sensiblement le ton, bien décidé à prouver que cette victoire en terre monégasque lui tenait à cœur. De 15 secondes, il se retrouva nanti d'un confortable matelas de 40 secondes une vingtaine de tours plus tard. Entre-temps, la piste s'asséchait et les premiers téméraires ne tardaient à se mettre en évidence. Les pilotes Renault, à la rue, et Webber, alors 4ème, furent les premiers à tenter le pari de chausser des gommes pour le sec. Après quelques tours passés tels des funambules sur le fil d'une adhérence précaire, les chronos s'améliorèrent grandement et la plupart des pilotes encore en piste leur emboîtèrent le pas. Kubica s'immobilisa avant Massa et profita de quelques tours en pneus secs pour combler l'écart avec le Brésilien et même ressortir sous l'aileron avant de sa Ferrari. Devant, Hamilton livrait une course de toute beauté, flirtant avec les rails et se jouant des pièges du tracé.
    Derrière le trio de tête, on trouvait l'étonnant Sutil, fantastique au volant de sa modeste Force India, Räikkönen, transparent jusque là, et Webber dont les premiers tours en pneus secs lui avaient coûté deux places. On pensait se diriger vers une fin de course paisible mais il était écrit que ce Grand Prix de Monaco serait palpitant jusqu'au drapeau à damiers: Nico Rosberg, qui avait oscillé tout l'après midi entre le brouillon et le limpide, heurta violemment le mur à l'entrée des esses de la piscine avant de rebondir sur le rail en face. L'Allemand quitta son cockpit sans mal mais força la safety car à une nouvelle intervention. Hamilton voyait donc son avance réduite à néant. Il restait 10 minutes de course quand la meute fut libérée. Lewis géra à merveille le restart et se libéra très vite de l'emprise de Kubica. Sur une piste désormais sèche, le talent de Sutil ne suffisait plus à gommer les carences de sa machine et Räikkönen grossit dans ses rétros. Il les obstrua totalement quand une boucle plus loin, le pilote finlandais se loupa à la sortie du tunnel. Kimi parvint à maintenir sa F2008 sur la piste mais vint emboutir la Force India qui le précédait. Si Räikkönen parvenait à repartir, ce ne fut pas le cas de l'Allemand qui s'effondra en larmes dans son garage, conscient qu'une telle opportunité de briller ne se représenterait pas de sitôt.
    Après deux heures d'une course épique, Lewis Hamilton s'imposait donc en Principauté devant Kubica, impeccable ce week-end et Massa, que l’on n’attendait pas à pareille fête sur le tracé monégasque lui le spécialiste d'Interlagos et Istanbul. Derrière, Webber profita de la bévue de Räikkönen pour se hisser à la 4ème place et rentra ainsi pour la 5ème fois de rang dans les points, Vettel prouva une nouvelle fois son talent sous la pluie, Barrichello mit fin à 22 Grands Prix de disette, Nakajima, toujours aussi opportuniste, décrocha 2 nouvelles unités et enfin Kovalainen, pourtant parti dernier après un souci de boîte de vitesses sur la grille hérita du point de la 8ème place. Au championnat les cartes sont totalement redistribuées puisque Räikkönen, solidement ancré à la première place depuis Bahreïn s'en voit délogé par le vainqueur du jour. Massa le suit de près et Robert Kubica, épatant depuis le début de la saison, se mêle à la lutte pour le titre en 4ème position à seulement six longueurs de Lewis. Alors que s'achève le premier tiers de la saison, Lewis a remis les pendules à l'heure, douché les ardeurs naissantes des pilotes Ferrari et redonné un peu de piment à une saison qui voyait les Rouges dominer outrageusement depuis la Malaisie. Il faudra néanmoins confirmer dans 15 jours au Canada, théâtre de sa première victoire, sinon l'épisode pluvieux mais heureux de ce Grand Prix n'aura été qu'une éclaircie chez les Gris.

Les visiteurs ont laissé 2 commentaires.
(1) Ecrit par Visiteur 05-06-2008 12:50
et y'a personne qui a remarquer que ces fils de p*** de chez TF1 ne diffusent pas le GP du canada,
tout ça pour nous passer leur foot, sport de blaireau par excellence, un match de merde sans enjeu en plus,
Autriche - Croatie, dont tout le monde s'en branle du résultat, suivi de leur saloperie de journal de 20h pour les vieux, hein, personne n'a remarquer ??? envoyer tous des mails à Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , je sais ça sert à que dalle, mais en étant 300 000 à les insulter tout les ans ,
dans 50 ans , les grand prix à 19h seront peut-être rediffusé normalement !!! sérieux c'est tout les ans qu'ils nous baisent la gueule avec leur conneries j'en ai plein le cul !!! en plus les chaines étrangères sont coupé pendant les GP, sur le bouquet Free , si quelqu'un a une solution qu'il l'annonce !
(2) Ecrit par Visiteur 05-06-2008 17:15
le grand prix de canada passera en belgique sur la rtbf2
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Dernière mise à jour : ( 23-08-2008 )
 
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