| F1 - GP du Canada. Kubica gagne - Analyse. |
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| 05-07-2008 | |
![]() Robert Kubica Gilles Villeneuve a beau nous avoir quittés il y a déjà 26 ans, il semble que la douce folie qui l'animait ait pris possession du tracé de l'Ile Notre Dame qui porte son nom. Les dernières éditions du Grand prix du Canada furent rocambolesques, celle de 2008 ne dérogea pas à la règle. Les objectifs en arrivant sur le sol canadien variait selon les équipes. McLaren et Hamilton voulaient surfer sur la dynamique de leur brillante victoire en Principauté tandis que Räikkönen souhaitait classer l'épreuve monégasque au rang des bévues à oublier. L'Anglais a dégainé le premier en s'adjugeant la pole avec un matelas de dixièmes plus que confortable. Signe d'une stratégie agressive à trois arrêts? Quoi qu'il en soit, Hamilton bondit de sa position sur la grille et vira en tête au premier virage, qui, une fois n'est pas coutume, se déroula sans encombre. Le pilote McLaren ne tarda pas à s'envoler en tête de la course en imprimant un rythme infernal. Seul Robert Kubica, de nouveau épatant en qualif', parvenait à limiter les dégâts. Le premier tournant de la course intervint au 14ème tour quand Adrian Sutil immobilisa sa Force India sur le bas côté de la piste. La direction de course tergiversa quelques tours avant d'intimer l'ordre à la voiture de sécurité d'entrer en scène pour évacuer l'épave de l'Allemand située à un endroit dangereux. Un peloton dense et compact se forma de nouveau derrière Hamilton. A peine la ligne des stands fut elle déclarée ouverte que tous les leaders s'y engouffrèrent avidement pour observer leur premier arrêt ravitaillement. On assista alors à un ballet chorégraphié des plus minutieux. A ce petit jeu, les hommes de Ferrari et BMW furent les plus prompts et Kubica et Raïkkönen avancèrent en rangs serrés vers la sortie des stands et s'arrêtèrent au feu rouge à l'extrémité. Qui sait ce qui traversa l'esprit Hamilton quand il vit que son avantage chèrement acquis en début de course s'était envolé à cause d'un arrêt prolongé? Sans doute échaudé par la tournure des événements, il repartit bille en tête et n'aperçut le feu rouge qu'au dernier moment, aveuglé qu'il était par sa soif de reconquête. Malgré une tentative de freinage désespéré, il harponna la voiture de Räikkönen, sagement immobilisée. Bilan: Lewis et Kimi au tapis et une voie royale pour Kubica. Et dire que la nouvelle règlementation FIA concernant la voiture de sécurité avait pour but de ne pas brouiller les cartes... Le Polonais repartit en 10ème position derrière un peloton d'outsiders emmené par Nick Heidfeld. La voiture de sécurité s'effaça et le pilote germanique creusa immédiatement un écart conséquent avec ses poursuivants à raison de grosses secondes au tour. Kubica piaffait d'impatience derrière la Toro Rosso de Vettel en voyant son équipier se détacher ainsi. Nanti d'une avance de plus de 25 secondes, Nick s'arrêta au 28ème passage et ressortit des stands devant le Polonais avec une monoplace gavée en essence. L'équation pour Robert était simple. Il lui fallait à tout prix dépasser Nick et se donner la marge nécessaire pour s'arrêter une nouvelle fois et repartir en tête. S'il voulait décrocher sa première victoire, Kubica allait devoir de retrousser les manches. Il ne patienta guère derrière son équipier et s'infiltra à l'intérieur du premier virage. La suite fut limpide. Il augmenta sensiblement la cadence, roulant deux secondes plus vite au tour que Nick. Débarrassé des derniers pilotes sur une stratégie à un arrêt, il profita d'une piste libre pour accentuer encore plus son avance, ravitailla et reprit la piste en tête. Restait à couvrir une quinzaine de tours sur un bitume rapiécé et ô combien piégeur. David Coulthard, troisième, se fit quelques frayeurs, Nick leva le pied mais Robert maintînt le cap, à croire qu'assurer ne fait pas partie du vocabulaire du Polonais. Plus loin, Massa, victime d'un problème lors de son arrêt aux stands, faisait le spectacle et remontait à vive allure. Son double dépassement sur Kovalainen et Barrichello dans un trou de souris à l'épingle fut un vrai morceau de bravoure. Sa lutte en fin de course avec les pilotes Toyota, à la rue tout le week-end mais opportunistes le dimanche, égaya les derniers instants d'une course animée. Le drapeau à damiers salua la première victoire en Grand Prix de Robert Kubica, 99ème pilote à remporter une course dans la catégorie reine. Le bonheur fut total pour BMW puisque Nick Heidfeld vint assurer le doublé pour la firme à l'hélice. Critiqué après un début de saison raté, Coulthard fit parler son expérience pour monter sur le 62ème podium de sa carrière. Les pilotes Toyota, Glock et Trulli dans cet ordre, réalisèrent un joli tir groupé aux 4èmes et 6 ème places. Massa limita les dégâts au championnat en terminant 5ème, Barrichello, 7ème, entra de nouveau dans les points après Monaco, tout comme Vettel, 8ème. Régulier et quasi-irréprochable depuis l'Australie, Robert Kubica fait coup double puisqu'il s'empare de la tête du championnat du monde au soir de l'épreuve canadienne. BMW ne compte plus que 3 points de retard sur Ferrari. Si Robert fut révélé au grand public l'année passée sur ce même circuit suite à sa spectaculaire cabriole, il ne doit qu'à son talent de faire parler de lui cette saison. Un futur grand sans aucun doute |
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| Dernière mise à jour : ( 23-08-2008 ) |
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