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F1 - GP de France, Massa gagne devant Räikkönen - Analyse Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Julien Billiotte   
05-07-2008
MAssa
Felipe Massa
La victoire tendait les bras à Räikkönen quand celui-ci fut trahi par sa mécanique. Massa en a profité pour s'installer aux commandes du championnat.


Passé en deux Grands Prix du statut de solide leader du championnat à celui de "simple" challenger, Kimi Räikkönen abordait l'épreuve nivernaise bien décidé à enrayer la spirale négative qui l'avait happée depuis Monaco. Toujours aussi placide et taiseux, il n'en apparaissait pas moins déterminé à prouver qu'il était le patron. Il sonna la charge en qualification en s'octroyant la pole au nez et à l'aileron de son équipier. Une première ligne toute rouge comme un présage d'une domination sans partage le dimanche. Les pénalités infligées aux McLaren (10 places pour Hamilton après l'épisode des stands au Canada et 5 pour Kovalainen accusé d'avoir gêné Webber en Q1) nous offrirent une grille de départ pour le moins originale avec une deuxième ligne occupée par Fernando Alonso et...Jarno Trulli! Les BMW semblaient fatiguées après leur exploit sur les rives du Saint Laurent puisque Kubica devait se contenter de la troisième ligne et Nick Heidfeld de la sixième.

Le départ fut la seule occasion pour les concurrents de voir les Ferrari tant les monoplaces de Maranello furent impériales une fois les feux éteints. Derrière, Trulli grilla la politesse à son ancien équipier de chez Renault qui dut s'employer pour ne pas perdre une seconde position au profit de Kubica. Un peu plus loin, Hamilton avait décidé de partir bille en tête et d'attaquer comme un beau diable. Sans doute emporté par sa fougue, il court-circuita la chicane du Nürburgring après avoir dépassé Sebastian Vettel. Verdict: un drive-through et des espoirs de bien figurer réduits à néant. Deuxième course vierge pour le pilote Britannique qui devra apprendre la patience pour ne plus perdre bêtement des points.

Kimi Räikkönen et Felipe Massa menaient donc grand train devant Trulli, Alonso et Kubica et les premiers arrêts aux stands ne modifièrent pas la hiérarchie en tête de la course. L'écart entre les deux sociétaires de la Scuderia avait grandi pour atteindre 6 secondes et on ne voyait pas ce qui pourrait empêcher le champion du monde de s'imposer une seconde fois de rang dans la Nièvre quand ses temps au tour chutèrent de manière inquiétante. Le Finlandais assurait-il déjà? Pas vraiment le genre de la maison et encore moins si loin du but. Massa combla l'écart en quelques boucles et croqua son équipier après l'épingle d'Adélaïde. Le problème apparut alors. L'un des échappements de la Ferrari numéro 1 s'était désolidarisé et entraînait une important perte de puissance. La poisse légendaire de Kimi faisait de nouveau surface. La victoire s'éloigna en même temps que Massa disparaissait à l'horizon. Mais le Finlandais refusa de s'avouer vaincu et continua de s'accrocher à la seconde marche du podium. Il restait une vingtaine de tours et Trulli pointait à 25 secondes.

Kimi ne fut au final guère inquiété par l'Italien trop occupé qu'il était à batailler avec un Kovalainen revenu de nulle part le harceler pour le gain de la troisième place. L'autre Finlandais du plateau avait aligné une impressionnante série de tours pour se débarrasser de Piquet, Alonso, Piquet et Kubica lors de la seconde valse des ravitaillements. L'apparition de la pluie dans les dernières boucles pimenta un peu plus cette lutte intense. Heikki tenta bien de déborder Jarno mais ce dernier fit parler son expérience pour conserver sa position jusqu'au drapeau à damiers.

C'est donc Felipe Massa, efficace depuis le début du week-end qui franchit la ligne d'arrivée en vainqueur et s'en alla cueillir ainsi son 3ème succès de la saison qui le propulse en tête du championnat pilotes: une première pour un Brésilien depuis un certain Ayrton Senna. Kimi limite les dégâts en signant un solide podium devant les duettistes Trulli et Kovalainen, Kubica, Webber, épatant de régularité depuis Melbourne, Piquet, qui marque là ses premiers points en f1, et Fernando Alonso qui sauve une misérable unité. Critiqué en début de saison après un départ raté et des fautes grossières, Massa a su faire abstraction de la pression qui l'entourait et remonter la pente. Il est le quatrième homme différent à occuper la tête du championnat, signe d'un resserrement des performances en haut du peloton.

Le temps de la lutte à deux pour le titre semble révolu depuis le départ de Schumacher en 2006. On ne va pas s'en plaindre même si on aimerait que l'action ait lieu en piste et non pas dans les stands. On aimerait aussi revenir à Magny-Cours l'an prochain car même si l'accès au tracé est peu pratique, l'ambiance est bien plus chaleureuse que dans les fournaises désertes de Bahreïn et autres contrées exotiques synonymes de revenus mirobolants pour Bernie. Espérons que ce vieux filou n'oublie pas que le socle de supporters de "son" sport se trouve bel et bien en Europe, ce vieux continent aux Grands Prix chargés d'histoire.

1 commentaire pour cet article .
(1) Ecrit par Visiteur 06-07-2008 10:39
Ben mon avis est que Massa était là où il fallait être...de là à l'ensencer...c'est un pas que je ne ferais pas car j'ai beaucoup de peine avec ce genre de victoires acquises par pure chance ! ça me rappelle une saison 2005 où Alonso avait pu être titré en partie grâce aux abandons sur casse mécanique de la McLaren de Raikkonen. Bref, c'est du passé tout ça, et cette saison-ci est bien meilleure ! Je me réjouis pour la suite :)
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Dernière mise à jour : ( 23-08-2008 )
 
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