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F1 - GP d'Allemagne, Hamilton gagne, les Ferrari en retrait. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Julien Billiotte   
27-07-2008
Lewis Hamilton
Lewis Hamilton
 Adversaires en GP2, Lewis Hamilton et Nelson Piquet Jr se sont retrouvés sur un podium de f1 ce week-end. Le premier sur un coup de maître, le second sur un coup de chance.


Les routes de Piquet et Hamilton ne s'étaient plus croisées depuis la saison 2006 où tous deux n'étaient alors que des aspirants à la gloire, ferraillant dans l'antichambre de la f1 pour décrocher le titre et accessoirement le volant en catégorie reine qui va avec. Le Britannique avait finalement eu le dernier mot sur le Brésilien entra en f1 par la grande porte quand Nelson empruntait une coursive: pilote d'essais chez Renault. Lewis ne tarda à endosser les habits de lumière réalisant les débuts que l'on sait. Pendant ce temps-là, son ancien petit camarade limait le bitume pour engranger des informations et de l'expérience.

2008 allait les réunir vu que Nelson avait été promu titulaire pour la marque au losange aux côtés d'Alonso. Las, la R28 se montre encore plus rétive que sa devancière et n'offre guère d'opportunités de briller à ses pilotes. Si Fernando se démène comme un beau diable depuis Melbourne, l'attitude de Piquet soulève plus d'interrogations. Ce ne sont pas tant ses difficultés en qualifications ou encore son rythme en course qui agacent mais plutôt cette apparente nonchalance, ce manque cruel de motivation. Surtout que d'éminents champions brésiliens nous l'avaient vendu comme le nouvel Hamilton (!).

En 2008 les deux compères n'ont donc jamais eu l'occasion de batailler en piste. Si Lewis a commis quelques erreurs grotesques il n'en reste pas moins un habitué des premières lignes et du haut de tableau. Nelson, lui végète dans le ventre mou du peloton et n'avait inscrit jusque là que 2 maigres unités. Le Grand Prix d'Allemagne n'annonçait d'ailleurs guère de changement. Le samedi après-midi, Piquet tardait à signer un tour rapide et se voyait exclu dès la Q1: P17 et une nouvelle course anonyme se profilait à l'horizon. Tout le contraire de Lewis qui s'empara de la pole après un tour rondement mené.

Aux deux extrémités de la grille, les objectifs étaient bien différents au moment du départ. Le premier relais fut limpide pour Lewis. Le Britannique caracolait en tête, tournant une demi-seconde plus vite au tour que son plus proche rival, Felipe Massa. Bien sûr les réservoirs de Lewis embarquaient moins de carburant que ses adversaires mais mettre ses performances sur le compte d'une monoplace plus légère ferait injure à la vista du pilote McLaren. Il s'est construit une solide avance de 12 secondes au moment de ravitailler et a pu aisément basculer sur une stratégie à deux arrêts avec un second relais plus long. Il apporta par la même occasion la preuve éclatante que les stratégies conservatrices qui consiste à embarquer des citernes sont rarement fructueuses.

Le début de course de Nelson fut plus discret. Au volant d'une voiture chargée en essence, il dut se résoudre à faire le dos rond et lutter avec les modestes Force India. Il parvint à grignoter des places à la faveur de sa stratégie à 1 seul arrêt. Le pilote Renault pouvait espérer un top 10 tout au plus. Mais la physionomie de la course fut totalement chamboulée quand la Toyota de Timo Glock vint s'écraser sur le muret des stands. Sonné, le pilote allemand en fut quitte pour une simple frayeur mais redistribua involontairement les cartes du Grand Prix puisque la voiture de sécurité fit immédiatement son entrée en piste.

Lewis Hamilton décida de rester en piste quand tous les autres hommes de tête s'engouffrèrent dans la voie des stands pour effectuer leur second ravitaillement. Quand le Safety Car s'effaça, Hamilton menait devant Heidfeld et.....Piquet! Le Brésilien avait ravitaillé juste avant l'accident de Glock et n'allait plus repassé par la case stands d'ici le drapeau à damiers. Le top 10 se transformait en podium voire victoire! Contraint de ravitailler encore une fois, Hamilton abandonna la tête du Grand Prix non sans avoir cravacher pour se bâtir une solide avance. Comment les stratèges de l'écurie McLaren avaient-ils pu commettre une telle erreur. La suite fut l'une des plus belles démonstrations de pilotage de l'année. Reparti derrière son équipier, il livra une remontée épique pour aller cueillir un succès fort mérité. Si l'obstacle Kovalainen s'effaça bien vite, travail d'équipe oblige, Hamilton se retroussa les manches pour aller chercher Massa et Piquet en tête de la course. 10 tours de pure attaque, 10 tours comme seuls les grands savent le faire. Si Massa offrit un semblant de résistance à l'épingle-les monoplaces s'effleurèrent-Piquet rendit les armes bien vite, trop heureux d'aller signer son premier podium en f1, le premier également pour Renault cette saison.

Après s'être extrait du cockpit, Hamilton fut moins démonstratif que deux semaines auparavant en Angleterre. Ce qu'il venait d'accomplir était pourtant du même acabit que ses exploits sur la piste détrempée de Silverstone. Les victoires ne semblent plus être des fins en elles mais des étapes jalonnant la route qui mène au but ultime: la couronne mondiale. Ces considérations n'effleuraient sans doute pas Nelson Piquet, sans doute surpris d'être à pareille fête et qui profita d'un podium qu'il ne devrait plus revoir (normalement) cette saison. Troisième et dernier larron à goûter au champagne, Felipe Massa affichait un sourire de circonstance. Sans doute a-t-il compris que Lewis ne laisserait pas un nouveau championnat lui filer entre les doigts.

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Dernière mise à jour : ( 23-08-2008 )
 
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