| F1 - GP de Belgique - Massa gagne devant Heidfeld et Alonso - Analyse. |
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| Écrit par Julien Billiotte | |
| 11-09-2008 | |
![]() Fernando Alonso Il ne fait pas bon être bon champion du monde en 2008. Kimi Raikkonen en fit de nouveau l’amère expérience ce week-end quand, après 40 tours d’une course rondement menée, il vit les espoirs de conserver son titre se briser sur le mur des illusions perdues en même temps que le museau de sa Ferrari sur l’un des murs, bien réel celui-là, du circuit de Spa-Francorchamps. Une fin tragique pour un duel homérique avec Lewis Hamilton et notamment une avant-dernière boucle déjà culte avec pas moins de trois changements de leaders, des retardataires tels des chiens dans un jeu de quilles, le tout saupoudre de la spécialité locale: l’averse passagère qui rend l’adhérence précaire et force les pilotes à jouer les acrobates de haut vol. Le Britannique, alors en pneus secs, boucla le dernier tour sur des œufs pour s’en aller cueillir ce qu’il pensait être la 9eme victoire de sa jeune carrière. C’était avant que la FIA ne vienne fourrer son nez a mauvais escient. La saison 2008 de l’autre roi du plateau ne fut jusque la guère plus enthousiasmante. En revenant chez Renault, Alonso a certes tourne la page sur une tumultueuse année 2007 et retrouve un peu de sa sérénité perdue du cote de Woking mais il a aussi entame un régime sans champagne assez draconien. Oblige de surconduire pour combler les carences d’une monoplace amorphe et instable, l’Espagnol en fit les frais à plusieurs occasions, au Canada et en Allemagne par exemple. Deux semaines après son abandon prématuré a Valence devant un public acquis a sa cause, l’Asturien est arrive en Belgique bien décide à montrer qu’il restait un compétiteur de premier ordre. Et quoi de mieux que le circuit de Spa-Francorchamps, morceau de bravoure situe au sein de la forêt ardennaise, pour se remettre en selle. Au milieu de tous ces nouveaux circuits dépourvus d’âme, Spa reste l’un des derniers juges de paix de la saison et met en évidence les grands pilotes. On pourra néanmoins pester conte les récentes innovations et notamment ces immenses zones de dégagement en asphalte qui en ont sauve plus d’un de la correctionnelle ce week-end. Alonso s’illustra au cours des essais libres quand son équipier retombait dans ses travers pré-estivaux. Bien sur, de telles performances n’ont que la valeur qu’on veut bien leur accorder mais voir son nom en haut de la feuille des temps est toujours bon pour le moral. Le double champion du monde obtint le meilleur résultat possible le samedi en qualif’, comprenez la 5eme place sur la grille derrière les intouchables McLaren et Ferrari. Il sut ensuite éviter la cohue du départ pour pointer au 4eme rang après les 7 premiers kilomètres. S’en suivirent 40 tours en solitaire. Impuissant face aux leaders et plus rapide que ses poursuivants, Alonso passa le plus clair de l’après-midi sans voir une monoplace. Il eut été facile d’éprouver du dépit et de la résignation. Il eut été humain de laisser vagabonder son esprit, relâcher son concentration et ainsi lever le pied. Apres tout, même Michael Schumacher en personne s’était ainsi laisse piéger. C’était en 2000 à Indianapolis alors qu’il menait le Grand Prix à un train de sénateur. Fernando a su éviter cet écueil en s’impliquant à 100% dans chaque virage. Et quand la pluie fit une apparition tardive, l’Espagnol a finalement décide de prendre le pari, ose, de chausser des pneus intermédiaires dans l’ultime boucle. Retombé à la 8ème place, il est reparti le couteau entre les dents pour aller glaner son premier podium cette saison. Malheureusement pour lui, Nick Heidfeld, toujours aussi opportuniste, avait eu la même idée...un tour plus tôt. Cela n’empêcha pas Alonso de se cracher dans les mains pour récupérer sa 4ème place. Ce qu’il fit en tournant autour de Bourdais et Kubica avant de coiffer Vettel sur la ligne d’arrivée. En plus d'une fine bruine, l'âpres course fut donc balayée par le cyclone FIA qui causa de nouveau dégâts préjudiciables a notre sport favori. Alonso s'en moque sûrement et il a bien raison. Il a suffisamment essuyé de tempêtes la saison passée pour se soucier du malheur de ses petits camarades. Toujours pas champagne pour l'Espagnol mais des certitudes et un sourire aux lèvres avant de mettre le cap sur Monza. Pour le Monsieur Grincheux du paddock c'est déjà pas mal Réagissez sur le forum: F1 - GP de Belgique
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| Dernière mise à jour : ( 11-09-2008 ) |
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