
Sebastian Vettel
Les trombes d’eau du Grand Prix d’Italie ont en partie étouffé les flammes de la controverse nées dans la forêt ardennaise dimanche dernier et couronné un nouveau vainqueur.
En débarquant en Italie, le paddock avait encore la tête a Spa ou, une semaine auparavant, s’était déroulée l’une des fins de courses les plus trépidantes de ces dernières années. Les allées bruissaient du final spadois et la pénalité infligée à Lewis Hamilton était sur toutes les lèvres. Chacun y allait de son petit commentaire, tantôt acerbe, tantôt diplomate. Les principaux intéressés condamnaient pour la plupart le geste de leur petit camarade Hamilton. La rançon de la gloire sans doute.
Phénomène étrange, la météo milanaise fut aussi capricieuse que son homologue belge et toutes les séances du week-end furent allégrement arrosées par une pluie persistante, voire torrentielle par moments. La séance de qualification fut d’ailleurs une première cette saison avec une lutte pour la pole sur un tarmac détrempé. Si la Q1 ne réserva pas de grosses surprises (hormis l’accession en Q2 d’une Force India, une première pour l’écurie indienne), la Q2 vit de gros poissons se faire prendre dans ses filets. Victimes de choix à la gomme concernant leurs pneumatiques, Robert Kubica, Kimi Räikkönen et Lewis Hamilton tombèrent sans gloire. On pensait la pole promise à Kovalainen-meilleur temps en Q2-mais c’est le jeune Sebastian Vettel qui surgit pour devenir le plus jeune poleman de l’histoire. Les Toro Rosso nageaient d’ailleurs dans le bonheur puisque Sébastien Bourdais était également aux avant-postes, en 4eme position.
Par précaution, les 20 pilotes s’élancèrent sous le régime de la voiture de sécurité. Vettel géra à merveille le ‘vrai’ départ en se libérant de l’emprise de Kovalainen dans la Parabolica. On pouvait s’attendre a ce que le premier virage soit le théâtre d’accrochages en pagaille. Il n’en fut rien. Vettel vira en tête donc et le reste du peloton suivit sans encombre.
Très vite le pilote Toro Rosso profita d’une piste dégagée pour creuser l’écart et se bâtir une avance confortable de 6 secondes en autant de boucles. Il serait néanmoins réducteur de réduire la performance du petit taureau a sa position sur la grille. Il sut garder la tête froide, le pied sur l’accélérateur et la voiture sur la piste. Pas mal pour un gamin de 21 ans seulement!
Derrière, il fallut attendre 10 tours avant de voir les ténors se mettre en action. Enfin un. 10 tours pour faire chauffer ses pneus et le festival Lewis put commencer. En l’espace de 15 tours le Britannique se hissa en 2eme position au prix de dépassements musclés mais splendides.
Le suspense tourna court en tête de la course. Jamais Kovalainen, pourtant en verve depuis le début du week-end, n’apparut en mesure de contester la victoire à Vettel. Sa mine renfrognée sur le podium en disait d’ailleurs long sur sa déception : sa place sur la grille et les défaillances des poids lourds du championnat lui avaient laissé la voie libre.
Mais il était écrit que ce Grand Prix appartiendrait à Sebastian Vettel. Bien installé au commandement il eut en outre la joie de voir les cieux s’éclaircir et la piste s’assécher au moment de son second arrêt aux stands. Il chaussa alors des gommes intermédiaires et s’en alla cueillir un premier succès en f1. Au loto météo, les pilotes BMW et Fernando
Alonso tirèrent le gros lot. Au volant de monoplaces gavées en essence, ils s’arrêtèrent tard dans la course et optèrent eux aussi pour des pneus intermédiaires au moment opportun pour une belle moisson de points. Les deux prétendants a la couronne mondiale ne furent pas aussi vernis et finirent 6eme et 7eme, Massa devant Hamilton.
Vettel est donc devenu ce week-end le plus jeune vainqueur en Grand Prix. Sur un tracé ou l’Histoire n’est jamais bien loin, certains y verront peut-être un signe, les prémices d’une future grande carrière. Apres tout, d’autres y ont vu le nouveau Schumi.
Quoiqu’il en soit, le sourire de l’Allemand au moment de goûter le champagne fut l’éclaircie qui chassa temporairement les nuages amoncelés depuis Spa et son final mouvementé. En partant de Monza, le paddock ne parlait plus que de la naissance d’une nouvelle étoile au firmament de la f1. On ne va pas s’en plaindre.
Les visiteurs ont laissé 3 commentaires.
(1) Ecrit par bertrand 22-09-2008 07:18
très bonne course: bravo a ce jeune pilote .
courage pour l'avenir , ainsi qu'a Sébastien bourdais.
(2) Ecrit par Visiteur 23-09-2008 15:04
sebastien bourdais n'a pas sa place en F1 il doit dégager et laisser sa place a qq1 qui la mérite comme le neveu a senna
(3) Ecrit par Visiteur 23-09-2008 18:02
C'est vrai que Bruno Senna est un vrai crack. Vice-champion GP2 pour sa seconde saison avec autant de points que Luca Di Grassi qui a manqué les 4 premiers rendez vous de la saison...
Bourdais a montré sur les deux dernieres courses qu'il méritait d'avoir sa chance en 2009.