Menu Content/Inhalt
F1 - GP de Singapour, Alonso gagne, Ferrari sombre. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Julien Billiotte   
08-10-2008
Fernando Alonso
Fernando Alonso
Sevré de succès depuis le début de la saison, le pilote Renault s’est imposé au terme d’une course a rebondissements.

Quand on s’appelle Fernando Alonso, une année sans victoire c’est un peu comme un voyage au bout la nuit, une nuit froide et pesante, une nuit d’encre. Douce ironie donc de voir le double champion du monde espagnol revenir dans la lumière à l’occasion du premier Grand Prix nocturne de l’histoire de la Formule 1. Et pour une première, ce fut une franche réussite : un tracé long et exigeant qui ne laisse aucun répit aux pilotes, le tout magnifié par 60 000 lampes qui illuminent ce ruban d’asphalte qui serpente harmonieusement entre les immeubles de la ville état de Singapour.

L’écurie au losange est arrivée en Asie avec la dernière évolution technique de la R28 dans ses bagages. Alonso n’a pas tardé a en démontrer tous les bienfaits en s’adjugeant les meilleurs chronos lors des essais libres. Une place sur les deux premières lignes de la grille ne revêtait alors rien d’utopique. Las, un problème d’alimentation d’essence engloutit les espoirs de l’Asturien dès les premiers instants de la Q2 : P15 sur la grille et le podium qui s’envole.

L’écurie française et son pilote fétiche ont alors opté pour une stratégie agressive avec un premier relais très court chaussé de gommes tendres, fortement sollicitées sur ce tracé abrasif. Alonso a réussi a grignoter trois positions des les premiers hectomètres de course avant de buter sur la Toyota de Jarno Trulli dont les réservoirs embarquaient de quoi disputer les 4 dernières courses de la saison. Au 12eme passage il a observé son premier ravitaillement et est ressorti en queue de peloton. Fin de l’histoire ?

En tête de la course, Felipe Massa, parti depuis la pole, menait grand train devant Lewis Hamilton qui voyait fondre sur lui Kimi Raikkonen à grands coups de meilleurs tours en course. Le tiercé de tête ne faisait donc guère de doute, ne restait plus qu’à en déterminer l’ordre. C’est le moment que choisit Nelson Piquet, dont le talent au volant d’une f1 est aussi artificiel que l’éclairage de la piste, pour pimenter la course. En écrasant sa monoplace sur l’un des nombreux murs du tracé, il entraîna l’intervention de la voiture de sécurité et la règle stupide qui l’accompagne.  Robert Kubica et dans une moindre mesure Nico Rosberg en firent les frais.

Ferrari apparut une nouvelle fois bien fébrile face à ce fait de course. Indestructible quand les événements sont limpides, la machine rouge se grippe très vite dès que la course s’emballe. Le préposé aux diodes lumineuses qui remplacent l’homme à la sucette, gadget aussi futuriste qu’inutile, s’emmêla les crayons et l’instant d’après, Felipe Massa stationnait au bout de la pitlane, la pompe a essence toujours scellée a son réservoir. Entré dans la voie des stands sur les talons de son coéquipier, Raikkonen avait déjà renoncé au podium. Sous le coup de la déception, Luca di Montezemolo a qualifié le Grand Prix de Singapour de ‘’cirque’’. Toujours est-il que les clowns rouges n’ont fait rire personne ce week-end.

Les mésaventures de Ferrari ouvrirent grand la route du succès à Alonso. L’Espagnol construisit un écart suffisant pour passer par la case stands une seconde fois et ressortir sous l’aileron de David Coulthard, alors éphémère second. Un frisson parcourut l’écurie Renault quand l’avance de son pilote fut réduite a néant par une nouvelle sortie du Safety-Car. Alonso balaya les doutes d’un coup de volant en gérant a merveille le re-start. Il se libéra rapidement de l’emprise de ses poursuivants et s’en alla cueillir la 20eme victoire de sa carrière en ne commettant aucune faute lors des 10 dernières boucles. Raikkonen ne put en dire autant lui qui essuya de nouveau l’avant de sa voiture contre un mur. 4eme résultat vierge de rang pour le Finlandais dont la saison vire au cauchemar éveillé. Rosberg signe le second podium de l’écurie Williams cette saison après une course rondement menée et Lewis Hamilton sut dompter sa fougue en se contentant de 6 points. Soit le nombre d’unités que la FIA a refusé de lui rendre lors du simulacre de jugement le 23 septembre dernier concernant la mascarade du Grand Prix de Belgique. On ne va pas s’en plaindre.
Dans le parc fermé, Alonso est monté sur le museau de sa monture victorieuse et s’est frappé la poitrine avec force détermination comme pour libérer la frustration accumulée depuis près de deux ans et rappeler si besoin était qu’il restait une figure incontournable du paysage de la f1. Pour lui et l’écurie Renault, la nuit allait être douce et elle ne faisait que commencer.

1 commentaire pour cet article .
(1) Ecrit par Visiteur 21-01-2009 20:58
Alonso! Pas encore les déclarations fumeuses contre Hamilton plus tard en Chine et au Brésil...Seule fois où il n'y a pas la photo finish du podium. Pardi, le 3e était justement son pire ennemi Hamilton qui prenait encore 3 pts.
Identifiez-vous ou enregistrez-vous pour poster un commentaire.
Dernière mise à jour : ( 08-10-2008 )
 
< Précédent   Suivant >