| F1- GP de Chine - Hamilton l'emporte - Analyse |
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| Écrit par Julien Billiotte | |
| 18-11-2008 | |
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Cette image, il a du la revoir des dizaines de fois : une entrée des stands détrempée, des pneus a l’agonie depuis quelques tours, une légère dérobade et l’instant d’après le désormais célèbre gravier chinois qui happe la Mclaren tel des sables mouvants. Alors quand a 20 boucles du drapeau a damiers, Lewis Hamilton s’est engouffré dans cette maudite pitlane pour observer son second et dernier ravitaillement il n’est pas insensé de croire que le souvenir de son embardée malheureuse ait traversé son esprit de manière fugace. Un sentiment de soulagement a du l’envahir au moment de reprendre la piste mais pas le temps de bailler aux corneilles, il y avait une course a gagner. Ce qu’il fit avec autorité.
Lewis avait pourtant débarqué à Shanghai avec le souvenir douloureux du dernier Grand Prix du Japon dans les valises. Il avait du en outre essuyé des son arrivée une volée de bois vert de la part des autres pilotes. Ses petits camarades n’ont effet que peu apprécié son attitude optimiste au pied du Mont Fuji, notamment au moment du départ. Hamilton a dores et déjà endossé le costume de grand méchant loup laissé vacant par Michael Schumacher après son départ a la retraite fin 2006. Cette place peu enviable d’homme a abattre qui suscite jalousie et envie au sein de ses pairs. Lewis ose, Lewis tente des choses en piste que les autres ne peuvent que contempler. Mais Lewis est pilote de f1 et Ron Dennis ne le paye pas pour enfiler des perles. Face a ce flot ininterrompu de critiques, il a répondu de la plus belle manière. Incisif des les premiers tours de roue, le pilote britannique a ensuite signé le grand chelem lors de la séance de qualification en réalisant le meilleur temps en Q1, Q2 et surtout Q3 a l’issue d’un tour qualifié de ‘’quasi-parfait’’ par l’intéressé. Cette nouvelle pole le mettait en orbite pour un résultat probant le dimanche. Encore ne fallait-il pas tout ruiner après 100 mètres de course. Son principal rival au championnat, Felipe Massa, devait se contenter de la 3eme place sur la grille tandis que Kimi Raikkonen l’accompagnait de nouveau en première ligne. On sait ce qu’il advint la semaine dernière au premier virage. La tension devait être à son comble dans le cockpit de la monoplace numéro 22 au moment du départ. Les moteurs qui rugissent, les feux qui s’allument un a un et puis, après ce compte a rebours éprouvant pour les nerfs, la libération, le déferlement de bruit et l’essaim de 20 voitures qui filent a toute allure vers le premier freinage. Lewis a parfaitement géré son envol et conservé les commandes de la course a la sortie de ‘’l’escargot’’. Derrière, les Ferrari sont passés sans encombre et Kovalainen s’est faufilé à l’extérieur pour déposséder Alonso de la 4eme place, un avantage qu’il ne conservera que brièvement. Très vite, Hamilton a grignoté dixième après dixième pour s’octroyer une avance de quelques secondes par rapport a Raikkonen. Le Finlandais apparut tout simplement sans réponse devant la cadence du pilote Mclaren. Massa n’était pas mieux loti et peinait a suivre le rythme de son coéquipier. La MP4/23 était est-elle trop forte ? Ou bien était-ce Lewis qui délivrait une prestation de premier ordre. A voir la nouvelle piètre prestation de Kovalainen au volant de l’autre Flèche d’Argent on serait tenté d’opter pour la seconde option. On apprendra néanmoins après la course que les pneus avant du Finlandais avaient été montés à l’ envers. Décidément Kova n’est pas verni en 2008 ! Les différentes valses de ravitaillements ne changèrent rien a la physionomie de la course. Hamilton continuait d’imprimer un rythme soutenu tandis que les pilotes Ferrari, Kimi toujours devant Felipe, tiraient la langue pour tenter de le suivre. A 10 tours du but, Raikkonen leva sensiblement le pied et en quelques boucles Massa opéra la jonction. Kimi s’effaça alors pour permettre a son coéquipier de grappiller deux points qui pourraient s’avérer précieux dans l’optique du titre pilotes. Ce ‘’fait de course’’ ne causa pas trop de remous au sein du paddock. Apres tout Hamilton avoua après coup que Mclaren ‘’aurait fait la même chose en pareille situation’’. En revanche, les explications fumeuses de Massa en conférence de presse déclenchèrent l’hilarité de la salle, Kimi Raikkonen inclus. Le champion du monde avoua simplement ‘’avoir fait ce que l’écurie attendait de lui’’. Une sobriété qu’il convient de saluer. Entouré des deux compères de la Scuderia, Hamilton était radieux. Il venait en effet de se rabibocher avec Shanghai 12 mois après son incroyable sortie de piste. Il espère en faire de même dans deux semaines dans le jardin de Massa, a Interlagos. |
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| Dernière mise à jour : ( 18-11-2008 ) |
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