| F1 - GP de Chine 2009, Vettel l'emporte sur Red bull Renault |
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| Écrit par Julien Billiotte | |
| 20-04-2009 | |
![]() Sebastian Vettel On ne peut s’empêcher d’être désolé pour Mark Webber. Quatre années passées du coté de Milton Keynes (deux sous les couleurs de Jaguar en 2003-2004) ont rarement permis a l’Australien de batailler aux avant-postes. Alors quand la RB5 s’est montrée d’entrée de jeu compétitive il n’est pas impossible de croire que la douleur dans la jambe droite du solide Kangourou, dernier souvenir de son rocambolesque accident de novembre dernier, s’est quelque peu dissipée. Las, un autre obstacle s’est dressé sur la route du grand Mark au cours de l’intersaison : un gamin de 21 ans, avenant, charmant mais surtout rapide, diablement rapide. Formidable pur-sang en qualification, l’Australien dut pourtant se contenter du 3eme rang sur la grille de départ derrière un duo inédit. Point de Brawn en première ligne, configuration inédite cette saison mais un certain Fernando Alonso, dont les réservoirs étaient aussi arides que le désert de Gobi, et surtout Sebastian Vettel, sourire jusqu’aux oreilles, comme toujours. Disputé plus tôt cette saison, la manche chinoise n’échappa pas aux caprices de la météo et la pluie fit son apparition le jour de la course. La voiture de sécurité fut déployée et nous priva des joies d’un départ arrêté. Bien sur les conditions n’étaient pas idéales et la sécurité des pilotes prime mais ces derniers restent de formidables manieurs de volant, soleil ou non. Une fois la meute lâchée, Vettel profita du champ libre qui s’ouvrait devant lui pour s’envoler, la lumière rouge clignotante a l’arrière de sa monoplace s’éloignant dans les gerbes d’eau au fil des tours. Les Red Bull, petites merveilles d’équilibre nées de l’esprit fertile du génial Adrian Newey, n’avaient pas d’égales dans de telles conditions. Seul Jenson Button s’accrochait aux basques des monoplaces rouges et bleues. La donne était tout autre pour les trois champions du monde du plateau. Alonso vit sa stratégie agressive ruinée d’emblée par les 6 tours parcourus sous Safety Car, Lewis Hamilton fut bien brouillon mais parvint à empocher 3 petites unités quand Kimi Raikkonen se débattit toute l’après-midi avec un moteur cahoteux pour terminer de nouveau hors des points. Les mésaventures du Finlandais, couplés à l’abandon de Felipe Massa, font de 2009 le plus mauvais début de saison pour Ferrari depuis 1981. Shanghai avait des allures de Monza 2008 tant Vettel menait avec autorité sur une piste détrempée. Mark Webber tirait la langue une dizaine de secondes derrière et il ne faisait guère de doute que seul une erreur de l’Allemand permettrait a l’Australien de coiffer ses premiers lauriers. Elle ne vint jamais. Vettel se paya même le luxe de déposer Jenson Button, alors temporairement en tête à la faveur des arrêts aux stands. Avant de disparaitre de nouveau au loin, vague point dans l’horizon humide. Comme BMW l’année dernière et Brawn cette saison, Red Bull agrémenta sa première victoire en f1 d’un doublé. Les émotions dans le cœur de Mark devaient être partagées. Son écurie venait de signer son premier succès dans la catégorie reine mais il ne trônait pas sur la plus haute marche du podium. Comment lui en vouloir : il avait travaillé d’arrache pied tout l’hiver pour se remettre de sa mésaventure a vélo, être prêt a temps pour le début de la saison pour au final voir son nouvel équipier récolter les premiers fruits des investissements massifs de ces trois dernières années. Mais comment en vouloir également a Sebastian Vettel, ce gamin de 21 ans, souriant et avenant. Et rapide. Diablement rapide. Mark a sans doute quitté le circuit en boitant légèrement comme il le fait depuis le début de la saison, mais cette fois-ci pas sur que sa chute en soit la principale raison. Réagissez sur le forum: F1 - GP de Chine 2009, Vettel l'emporte sur Red bull Renault
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| Dernière mise à jour : ( 20-04-2009 ) |
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