| F1 - BMW dans le doute. |
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| Écrit par Julien Billiotte | |
| 12-06-2009 | |
![]() la F1.09 "C’est un désastre." Les mots sont de Robert Kubica et ils résument assez bien la situation actuelle de l’écurie BMW. En constant progrès depuis le rachat de Sauber en 2005, la firme allemande a semble-t-il trébuché sur la dernière marche qui mène au succès, celle qui sépare les aspirants a la gloire et les vrais champions. Saluée pour sa rigueur toute germanique, l’équipe de Mario Theissen se retrouve paradoxalement prisonnière de son approche méthodique de la compétition. Marquer des points régulièrement en 2006, glaner des podiums en 2007, remporter une course en 2008 : BMW a effacé toutes ces embûches avec la régularité d’un métronome suisse. 2009 augurait donc du meilleur. Alors que le premier tiers de la saison touche a sa fin ce week-end avec l’épreuve monégasque, le constat est tout autre : 6 maigres unités engrangées, toutes l’œuvre du taciturne Nick Heidfeld, une monoplace hors du coup et une fiabilité loin d’être optimale. En restant fidèle à son plan, BMW-Sauber a sans doute perdu de vue l’essentiel. L’occasion de lutter pour un titre en formule 1 ne se présente pas tous les quatre matins. Au soir du Grand Prix du Canada l’année passée, Kubica menait au championnat pilotes et BMW restait en embuscade derrière les ténors Ferrari et McLaren. La firme a l’hélice aurait sans doute du saisir l’opportunité a bras le corps quitte a envoyer valser son carnet de route. Faire pour une fois confiance au cœur et non à la raison. Réécrire l’Histoire ne sert a rien mais, au cours d’une année ou Maranello comme Woking commirent de grossières erreurs, on ne peut s’empêcher qu’il y avait la place pour faire quelque chose.
Au lieu de cela, elle a décidé de jeter la majorité de ses forces dans la bataille de 2009, n’apportant que de menues modifications a une voiture qui perdit de sa superbe lors de la seconde moitié de saison. On aurait sans doute crié au génie si la F1.09 jouait dans la même cour que la Brawn GP ou la RB5. Il n’en est rien. BMW a parié sur le mauvais cheval, ou plutôt les mauvais chevaux, ceux développés par le KERS. Présenté comme une révolution technologique et écologique à l’aube de la nouvelle saison, le système de récupération d’énergie cinétique n’a pas pour l’instant rencontré le succès escompté. Trop lourd et parfois peu fiable, il a même été abandonné par la majorité des écuries pour les prochains Grand Prix. Dépourvu de cet artifice, la monoplace allemande ne peut masquer un cruel déficit aérodynamique, un équilibre précaire et un manque d’adhérence préoccupant. Le rythme de Kubica lors de la manche inaugurale en Australie est une performance en trompe-l’œil. Depuis, BMW n’a cessé de dégringoler au classement pour se retrouver coincé entre les Toro Rosso et les Force India. En ces temps difficiles, l’écurie peut s’appuyer sur la patience et la science de la course de Quick Nick qui, en bientôt 10 ans de carrière, a été parfois amené à conduire des charrettes. Son coéquipier polonais de son coté doit apprendre à prendre son mal en patience et surtout se montrer un peu plus positif. Robert cultive en effet un certain coté grincheux qui pourrait lui jouer des tours à l’avenir. A moins que son avenir ne s’inscrive pas chez BMW. |
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| Dernière mise à jour : ( 12-06-2009 ) |
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