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F1 - Blog-F1 a visité l'usine Renault de usine de Viry-Châtillon Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Julien Billiotte   
29-06-2009
Moteur, action!

Renault f1 nous a permis de pénétrer dans les coulisses de son usine de Viry-Châtillon. Récit d’une journée enrichissante.
C’est un peu intimidé que je franchis les portes de l’usine Renault F1. Après tout, on n’a pas l’occasion de visiter les entrailles d’un motoriste f1 tous les jours. Situé à un jet de pierre de l’autoroute A6, le bâtiment trône sur un site historique ayant autrefois appartenu à Gordini.

L’accueil est au diapason du temps qui règne ce matin-là: chaleureux et enjoué. Le temps d’avaler un café et d’admirer la R25 et la R27 disposées dans le hall d’entrée et la visite débute. Première étape: le bureau d’études où sont conçus et dessinés les moteurs f1.
Avec des règlements toujours plus contraignants et des machines désormais précises comme des horloges suisses, le dialogue est essentiel entre Viry et Enstone, l’ancienne usine Bennetton où est assemblé le châssis des monoplaces françaises. A ce titre une ligne directe permet aux hommes et femmes de Viry d’être constamment reliés avec leur collègues d’Outre-Manche. Plus encore que la vitesse en piste c’est la réactivité en coulisses qui impressionne le plus au sein de cette organisation bicéphale. Notre hôte avoue d’ailleurs toujours travailler « en flux tendu ». La victoire est à ce prix et Renault reste d’ailleurs la seule écurie à avoir brisé l’hégémonie Mclaren-Ferrari ces dix dernières années en s’adjugeant les 4 titres en 2005-2006.

En chemin vers les bancs d’essais, on tombe sur des moteurs turbo en exposition. Renault avait suscité scepticisme et moqueries en 1977 en voulant à tout prix imposer cette technologie. Deux ans plus tard les premiers succès arrivèrent et la « yellow tea pot », comme la surnommaient avec ironie (et parfois à propos) nos amis anglais, ne faisait plus rire personne.

L’usine abrite donc sous son toit de nombreux bancs d’essais où les moteurs sont testés maintes et maintes fois et ce dans toutes les conditions possibles et imaginables. La fournaise de Bahreïn et l’humidité de Sepang n’ont par exemple plus de secret pour les ingénieurs français. Pousser le moteur dans ses derniers retranchements et traquer sans relâche la moindre défaillance, tel est donc le credo de ce département… bruyant (et ce malgré des cloison insonorisées).

Au détour d’une conversation, on évoque le KERS (système de récupération d’énergie cinétique), « une avancée technologique  mais une fausse bonne idée », le partenariat avec Red Bull et enfin la guerre FIA-FOTA qui agite la discipline en ce moment. Membre éminent de l’association des écuries (la FOTA donc), le constructeur français reconnaît la nécessité pour la f1 de réduire ses coûts mais aussi et surtout de rester « une vitrine mondiale du sport auto ».

Notre voyage s’achève devant un mur de portraits des plus imposants où sont accrochées les photos des pilotes motorisés par Renault au cours des 30 dernières années. Des débuts avec Jabouille et Arnoux aux champions du monde Mansell, Prost, Schumacher et aujourd’hui Alonso, la liste est longue et embrasse toute la carrière de Renault en f1.

Il va falloir d’ailleurs songer à agrandir le mur puisque la firme au losange compte bien poursuivre l’aventure en f1, n’en déplaise aux nombreuses rumeurs qui annoncent le retrait du constructeur français tous les quatre matins. Les 200 employés de Viry (500 à Enstone) compte bien en tout cas retrouver les cimes de 2005-2006. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

Un grand merci à Renault f1, l’usine de Viry-Châtillon, les intervenants et l’agence heaven qui nous a permis de passer une agréable journée. 

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Dernière mise à jour : ( 12-07-2009 )
 
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