| F1 - le meilleur pilote des dernières années? Schumacher? Alonso? Hamilton? |
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| Écrit par Julien Billiotte | |
| 25-01-2010 | |
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Les chiffres ronds sont toujours l’occasion de tirer moult bilans. Voici mon top 10 des pilotes de la décennie qui vient de s’achever. 10-Mika Hakkinen Le Finlandais abordait cette décennie en qualité de double champion du monde en titre et il s’en fallut d’un rien qu’il ne coiffe une troisième couronne. La Mclaren de 2000 était tout aussi rapide que ses devancières victorieuses en 98 et 99 mais bien moins fiable. Mika passa cependant un bel été avec en point d’orgue ce dépassement mythique sur Schumacher au freinage des Combes. Le titre s’envolera définitivement pour lui à Suzuka après un duel de tous les instants entre les deux hommes. L’année suivante, Mika n’y était plus tellement. Il signa tout de même deux succès probants en Angleterre et aux Etats-Unis mais décida de prendre une année sabbatique en 2002, année qui se transformera vite en retraite définitive. Aujourd’hui encore Mika regrette sans doute ce choix prématuré et fut plusieurs fois sur le point de retenter l’expérience. Deux petites saisons certes, mais suffisantes pour être honoré ici. 9-Rubens Barrichello Bien sûr, Rubens restera l’éternel second des années 2000. Il y avait même quelque chose de triste à le voir échouer de nouveau dans sa quête en 2009. Surtout après les six années passées sous le joug du Baron Roue au début du siècle. Mais Rubinho fut loin d’être ridicule chez Ferrari et nous sortait même plusieurs fois l’an une course dont il avait le secret et damait le pion à son chef de file. On citera pêle-mêle Hockenheim 2000, Autriche 2001 et 2002 ou encore Silverstone et Suzuka 2003. En s’imposant à 2 reprises l’année passée, Barrichello a porté son total de succès à 11, tous acquis cette décennie. Il remettra le couvert en 2010, chez Williams cette fois, avec en ligne de mire le cap homérique des 300 GP disputés. Respect. 8-Jenson Button Des choix de carrière malheureux auront longtemps retardé l’envol de celui qui faisait frémir tout le Royaume-Uni en 2000 au moment de sa titularisation chez Williams. Alors quand après 2 ans passés au volant de poubelles sans nom, l’opportunité de briller s’est présentée, Jenson l’a saisie à bras-le-corps. Au volant de l’épurée BGP 001, l’Anglais et son style fluide et coulé firent merveille. En l’espace de 7 courses il démolit l’opposition, signant des tours de qualifications grandioses et usant de son expérience pour s’imposer à 6 reprises. La suite des événements fut moins réjouissante et Button, sans doute effrayé à l’idée de laisser filer un titre qui lui tendait les bras, se mit à conduire avec le frein à main. Une année 2009 qui résume assez bien l’ancien pilote Renault : tantôt excellent, tantôt quelconque. Dernier champion de la décennie, Jenson a évidemment sa place dans ce top 10. 7-Sebastian Vettel Allemand, jeune, souriant et accessoirement rapide, Vettel a tout de la parfaite tête de gondole qui attire le chaland. Lié avec Red Bull depuis l’adolescence, il était destiné à atterrir un jour en f1. Alors Vettel, simple coup de pub de la boisson énergétique ? On aurait pu le croire au vu de sa première demi-saison chez Toro Rosso en 2007. L’année 2008 ne commença guère mieux avec 4 abandons en autant de courses. Mais Seb disposait d’un environnement protecteur et de patrons patients. Monaco et une 5ème place acquise sous le déluge furent le déclic. Vettel ne regarda plus jamais en arrière et les invitations en Q3 et les entrées dans les points devinrent monnaie courante. Puis vint Monza. Au cours d’un week-end détrempé, Seb et Toro Rosso frappèrent un énorme coup : pole position et victoire quand les habituels barons de la discipline adoptaient des tactiques frileuses et buvaient la tasse. Recruté dans la foulée par la maison mère, Vettel n’a cessé d’épater en 2009, signant 4 succès. Ses performances à Silverstone et Suzuka notamment, sur deux monuments du sport auto, furent époustouflantes. Et à le voir pleurer à chaude larmes la perte du titre au Brésil, on se dit que l’avenir lui appartient. 6-Juan Pablo Montoya Un choix purement subjectif, celui du cœur. A la vue de leurs performances, à la lecture de leurs palmarès respectifs, rien ou presque ne différencie JP Montoya de Ralf Schumacher. Pourtant, inclure Schumi Jr dans ce classement ne m’a jamais effleuré l’esprit. Montoya, c’était une personnalité haute en couleurs, tantôt enflammée, tantôt bougonne, jamais ennuyeuse. Capable du meilleur (dépassement couillu sur le roi Schumi pour sa 3ème course) comme du pire (tête à queue dans le tour de formation en Australie 2006), Montoya refusait avant tout l’ordre établi, cette domination sans partage qu’exerçait l’Allemand sur la f1. Il était sans doute le seul à aller au duel avec lui quand d’autres se contentaient de le regarder enfiler les victoires comme d’autres les nouilles sur un collier de la fête des mères. Montoya était un acteur, pas un passager et méritait une plus belle sortie. Et aussi sans doute le titre en 2003. 5-Felipe Massa Autant vous le dire d’emblée : je ne suis pas le plus grand fan de Felipe. Pourtant, je ne peux nier les faits : il est le pilote qui a le plus progressé au cours de la décennie. En acceptant d’apprendre aux côtés de Schumi, Massa avait fait le plus dur : reconnaître qu’il pouvait encore progresser quand d’autres se croient arrivés une fois en f1. Les débuts en 2006 furent difficiles mais une fois le verrou du cercle des vainqueurs forcé (en Turquie de la même année), Felipe n’a cessé de s’affirmer comme l’un des tous meilleurs pilotes. L’arrivée de Räikkönen devait sonner le glas de ses espoirs. Il n’en fut rien. Excellent voire exceptionnel en qualif’ (Singapour 2008 entre autres), le Pauliste commet de moins en moins d’erreurs en course et a appris, cerise sur le gâteau, à aimer Monaco et la pluie. Il fut en outre très digne dans la défaite au Brésil en 2008. 2010 lui offre de nouveau un défi de taille en la personne de Fernando Alonso, mais Felipe, de retour après son accident en Hongrie, est prêt à le relever. Après tout ,ce n’est pas lui qui a fait ses bagages et quitter Ferrari en fin de saison dernière. 4-Lewis Hamilton Oui, il était très bien préparé, oui il était le protégé de Ron Dennis, mais quand, pour ses débuts, il a fallu aller au charbon face à un double champion du monde, Lewis Hamilton n’a pas flanché. Meilleur débutant de la décennie (de l’Histoire ?) passé à un cheveu du titre en 2007, il prit sa revanche l’année d’après au terme du final que l’on connaît. Passer 2009 loin des projecteurs lui aura été des plus bénéfiques et il suffit de jeter un œil à sa seconde partie de saison pour s’en rendre compte : Lewis est le meilleur pilote actuel, avec son grand ami Alonso. Très véloce en qualif’ (4 poles en 2009 au volant d’une monoplace peu fringante), sa science du dépassement en course est un régal quoique parfois virile. Ce qui a le don d’irriter ses petits camarades, qui ne goûtent sans doute pas de se faire molester de la sorte. Comme s’ils étaient tous des Saints le dimanche. Le principal problème d’Hamilton vient de sa volonté de passer pour le gendre idéal. Comme tous les grands pilotes, Lewis est un chien en piste. Le tout est de l’assumer. Le voir quitter la f1 sans nouvelle(s) couronne(s) m’étonnerait grandement. L’homme de la prochaine décennie. 3-Kimi Räikkönen Ouf ! Kimi sauve de justesse sa place sur le podium de la décennie. S’il fut titré avec Ferrari, c’est chez Mclaren qu’il fut le plus étincelant. Et plus particulièrement en 2005, au volant de la MP4/20, aussi rapide que fragile, qui lui allait comme un gant. Comment ne pas oublier ces casses moteur qui plombaient les week-ends du Finlandais. Le réservoir gavé en essence, il parvenait tout de même à signer la pole (mais était rétrogradé de 10 places en vertu du règlement) et s’invitait sur le podium le lendemain. Comment oublier enfin Suzuka, son départ en fond de grille, sa remontée à grandes enjambées et son dépassement d’anthologie sur Fisico à l’aube du dernier tour. Suzuka 2005 ou l’apogée de Kimi ? En quelque sorte oui. Lentement mais sûrement Räikkönen a vu Massa prendre l’ascendant chez Ferrari. Bien sûr subsistaient encore ici et là des traces de son génie sous la forme de coups d’éclat retentissants (souvent dans son jardin belge de Spa) mais le cœur n’y était plus. Kimi aurait pu être un grand pilote, mais en avait-il seulement envie ?Il s’est contenté de n’en être qu’un très bon. Refusant de s’impliquer plus que de raison, il préféra goûter les plaisirs simples de la vie, comme siroter un Coca au beau milieu de la mousson malaise : pas très professionnel mais terriblement humain. Sous ses airs taciturnes et discrets, Kimi était sans doute l’un derniers cow-boys du paddock. Le reverra-t-on un jour au volant d’une f1 ? C’est à souhaiter. 2-Fernando Alonso La carrière de L’Ibère épouse parfaitement la décennie écoulée. Des débuts en Australie 2001 sur Minardi au retour chez Renault, Alonso aura tout connu en f1 : l’insouciance, les cimes mondiales en 2005-2006, l’adversité chez Mclaren et les périodes de vache maigre depuis qu’il est revenu dans le giron du losange. 8 années bien remplies (il était essayeur en 2002) avec un fil conducteur : un coup de volant rageur et un talent monstre. Aussi acharné en piste qu’amer dans la défaite, l’Asturien fut le premier champion des années 2000 à ne pas s’appeler Schumacher. Une performance qu’il réédita un an plus tard, à armes égales cette fois-ci. Il ne lui manquait plus qu’un contrat chez Ferrari pour entrer définitivement dans la légende : ce sera chose faite en 2010. 1-Michael Schumacher L’Allemand a gagné la moitié des titres mis en jeu ces dix dernières années. CQFD. Réagissez sur le forum: Le meilleur des dernières années? Schumacher? Alonso? Hamilton?
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| Dernière mise à jour : ( 25-01-2010 ) |
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